Concours céramique passés

De 1995 à aujourd'hui, découvrez les concours céramique des années précédentes.

2015: La lampe céramique

15ème Concours international de céramique du 19.09 au 06.12.2015.

Le thème proposé était celui de la lampe céramique ; le règlement précisait qu’il devait s’agir d’un appareil d’éclairage fonctionnant à l’électricité, d’une taille maximale de 50 centimètres. Le type de lampe (lampe de plafond, applique murale, lampe sur pied, lampe de table ou de chevet, veilleuse, etc.) était laissé au choix des candidats. Si la lampe devait être majoritairement en céramique, il était possible cette année d’adjoindre d’autres matériaux, notamment pour le système d’éclairage, pour le système de suspension ou de fixation. Les collaborations entre plusieurs artistes étaient possibles : de nombreux collectifs regroupant céramiste et designer ont proposé des dossiers.

 Historiquement, la céramique n’a jamais été un matériau de prédilection pour la confection de lampes, probablement pour des raisons pratiques (fragilité, difficulté d’exécution, etc.). Si l’on excepte les lampes à huile antiques, souvent réalisées en terre cuite, les pieds de lampe réalisés en faïence ou en porcelaine à l’époque moderne, ou encore les lithophanies en vogue au 19ème siècle, la céramique demeure marginale dans ce domaine. Ces dernières années, en revanche, il n’est pas rare de voir dans l’assortiment des producteurs de lampes des objets réalisés en céramique. Les designers et fabricants exploitent les possibilités offertes par ce matériau : résistance à la chaleur, translucidité, éclat et variété des couleurs, etc.

 Le succès du Concours carougeois semble confirmer cette tendance puisque les organisateurs ont reçu près de 500 propositions provenant du monde entier. S’il ne constitue pas un record, le nombre de dossiers est tout à fait égal à celui de l’édition précédente de 2013, signe de l’intérêt constant suscité par le Concours international de céramique de Carouge.

Le palmarès

Le Prix de la Ville de Carouge a été attribué à Damian Fopp et Laurin Schaub pour leur lampe intitulée « Relief Lamp ».

Le Prix de la Fondation Bruckner est revenu à Sarah Jenkins pour sa lampe « Furrowed Dome ».  Le Prix Swissceramics récompense le collectif Los Pecaros, composé de Mathieu Carera et Fabien Clerc, pour leur lampe.

2013: Le nain de jardin

14ème Concours international de céramique
14rd International ceramics competition
Remise du Prix de la Ville de Carouge, du Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique (Carouge) et du Prix de l'Association Céramique Suisse (ACS). Voir résultats ci-dessous.

Thème:
Organisé chaque fois autour d’un sujet différent, ce Concours a proposé aux céramistes, cette année, le thème du nain de jardin, soit: une créature de petite taille, d'origine mythologique ou folklorique, destinée en principe à orner une pelouse ou une rocaille. Pour la première fois, les artistes ne devaient pas proposer un objet fonctionnel, dans la tradition de la production historique carougeoise, mais plutôt une petite sculpture figurative de 50 centimètres au maximum.

Un jury international s’est réuni en juin et il a jugé ces propositions sur dossier, de manière anonyme. Il a évalué les œuvres à partir de critères d’originalité, d’esthétique et de qualité du travail céramique. Une quarantaine de « nains de jardin » ont ainsi été sélectionnés et leurs auteurs ont été invités à envoyer leurs œuvres au musée de Carouge. Ce sont ces œuvres qui forment le cœur de l’exposition qui est proposée au public. L'édition 2013 du Concours international de céramique de Carouge est ainsi fidèle à sa réputation et propose des travaux de grande qualité.

Palmarès:
Le jury du 14e Concours international de céramique organisé par la Ville de Carouge, réuni le 27 septembre 2013 sous la présidence de Mme Monique Crick, représentant la Fondation Alfred et Eugénie Baur, a examiné de manière anonyme les pièces envoyées par les concurrents sélectionnés.
Il a attribué à la majorité des voix, après une discussion et des échanges fournis, les prix suivants.

Prix de la Ville de Carouge 2013:
Le Prix de la Ville de Carouge a été alloué à Brigitte IEMFRE, née en 1958, pour son nain de jardin intitulé "Prosper".

Le jury a apprécié dans cette œuvre, la lisibilité du sujet, l'équilibre de la forme, la subtilité du modelage particulièrement en accord avec le choix d'un émail clinquant.

Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique:
Le Prix de la Fondation Bruckner récompense Sara DARIO, née en 1976, pour son nain de jardin intitulé "Il nano della Via Vecchia di Cardoso".

Le jury a particulièrement été sensible à la lecture décalée du thème du concours, à la qualité des images et à la référence au procédé traditionnel des lithophanies. Douceur et nostalgie ressortent de cette pièce.

Prix de Swissceramics:
Le Prix de Swissceramics est revenu à Miranda, née en 1959 pour son nain de Jardin intitulé "Le printemps se fait toujours attendre".

Le jury a aimé l'originalité du traitement du sujet, la qualité et la précision du modelage, ainsi que la poésie émanant de l'œuvre.

2011: La boîte

13ème Concours international de céramique
13rd International ceramics competition

Avec cette treizième édition, le Concours international de céramique de la Ville de Carouge a trouvé un rythme de croisière puisque ce ne sont pas moins de 795 dossiers provenant de 52 pays qui sont parvenus aux organisateurs, soit une participation pratiquement identique à celle du concours précédent, en 2009. Au fil des biennales, le Concours de Carouge s'est ainsi fait connaître dans le monde entier et il est devenu un rendez-vous important pour un nombre toujours plus conséquent d'artistes.
Une des particularités de ce concours est d'imposer un thème aux candidats. Dans le but de toucher un maximum d'artistes de cultures et d'origines différentes, les organisateurs ont proposé cette année un thème volontairement large: la boîte munie d'un couvercle. Comme pour les précédentes éditions, l'objet doit être fonctionnel, autre caractéristique du Concours visant à inscrire les créations contemporaines dans la longue histoire de la production d'objets en faïence fine ou en céramique à Carouge.
Cette sélection, on l'imagine n'a pas été aisée. La créativité, les aspects innovants ainsi que la fonctionnalité ont guidé les choix du jury. Au final, on est frappé par le foisonnement de recherches que mènent les céramistes contemporains tant au niveau de la forme que du décor. Si certains s'inscrivent clairement dans une tradition pour la renouveler, d'autres en revanche s'en libèrent complètement, parfois avec beaucoup d'humour, pour proposer des boîtes inattendues qui stimulent notre imagination. L'édition 2011 du Concours international de céramique de Carouge est ainsi fidèle à sa réputation et propose des travaux de grande qualité.

Palmarès:
Les Prix de la Ville de Carouge, de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique et de l'Association Céramique Suisse ont été attribués par le jury le 30 septembre et le palmarès a été proclammé le 1er octobre 2011 à 10 heures 30 au Musée de Carouge.
Le jury du 13e Concours international de céramique organisé par la Ville de Carouge, réuni le 30 septembre 2011 sous la présidence de Mme Monique Crick, représentant la Fondation Alfred et Eugénie Baur, a examiné de manière anonyme les pièces envoyées par les concurrents sélectionnés.

Il a attribué à la majorité des voix, après 3 tours de qualification et une discussion et des échanges fournis, les prix suivants:

Prix de la Ville de Carouge 2011:
Le Prix de la Ville de Carouge est allé à Lucy MORROW, née en 1969, pour sa boîte intitulée "Fit Box".

Le jury a apprécié l'originalité de la forme et son non-conformisme par rapport au thème de la boîte. La délicatesse de l'œuvre et du matériau utilisé contrastent avec la tension de la ligne. Le jury a également été sensible à la sobriété et la justesse du décor.

Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique:
Le Prix de la Fondation Bruckner récompense Akashi MURAKAMI, né en 1971, pour sa boîte intitulée "Hopeful Box".

Le jury a été sensible à l'aspect sculptural de la pièce, au contraste des textures ainsi qu'à la perfection des finitions. Il a relevé l'équilibre plastique de la pièce et la poésie qui s'en dégage.

Prix de l’Association céramique suisse:
Le Prix de l’Association céramique suisse est revenu à Laure SULGER-LIBESSART, née en 197,1 pour sa boîte intitulée "Elea".

Le jury a aimé la perfection et la rigueur dans la réalisation de l'œuvre, la préciosité du décor et l'invitation au rêve qui en émane.

2009: La tasse et sa sous-tasse

Le thème proposé cette année, la tasse et sa sous-tasse, s’inscrit dans la tradition du Concours international de céramique de Carouge puisque, une fois de plus, les candidats ont dû en découdre avec un objet fonctionnel.

Le jury du Concours international de céramique de Carouge a été sensible à la qualité des réflexions et des réalisations des candidats, tant au niveau de la forme, du décor, mais également à un niveau plus fondamental puisque de nombreux candidats nous interrogent également sur nos habitudes, sur notre société, non sans humour parfois.
Le jury a pris le parti cette année de sélectionner deux catégories de dossiers: d'une part les dossiers qui répondent aux critères fixés par le concours et qui concourront pour l'obtention des différents prix et, d'autre part, un certain nombre de dossiers qui ne répondent pas aux critères mais qui offrent une réflexion intéressante sur le motif de la tasse; cette dernière catégorie, du fait de son inadéquation aux termes du règlement, n'entre pas en compte pour les prix. Ce sont donc 41 dossiers qui sont retenus pour le Concours et 18 dossiers qui sont en revanche hors concours. Les deux catégories sont clairement différenciées dans le catalogue ainsi que dans l’exposition.
Le concours est organisé avec le soutien de la Fondation Alfred et Eugénie Baur, de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique et de l'Association Céramique Suisse.

Palmarès
Résultats / Results

  • Liste des candidats sélectionnés/ List of selected entries

Candidats sélectionnés pour le concours
Entries selected for the competiton:
Adeline Martine, Montpeyroux (France)
Baëcile Gabrielle, Neville (France)
Baker Claire, Corsham (Grande-Bretagne)
Basyazicioglu-Gezen Ayse, Paris (France)
Biehne Claudia, Leipzig (Allemagne)
Bocioc Viorica, Lugoj (Roumanie)
Bury Françoise, Peissant (Belgique)
Cautero Rosanna, Udine (Italie)
Cloud Patrice, Serris (France)
De Nigris Rita, Höhr-Grenzhausen (Allemagne)
Do Sun-mi, Seoul (Corée)
Eandrade Alfredo, Haedo, Buenos Aires (Argentine)
Eder-Eich Elke, Niederkassel (Allemagne)
Fauconnet Noémi Cerise, Genève (Suisse)
Ghezzi Ilaria, Zurich (Suisse)
Gioria Fabienne, Juriens (Suisse)
Groh Vladimir, Brno (République Tchèque)
Hillner Bergit, Zurich (Suisse)
Jacquart Sixtine, Ixelle (Belgique)
Jakimavicius Rytas, Vilnius (Lituanie)
Kozak Nadiya, Kyiv (Ukraine)
Lauckaite-Jakimavicienè Dalia, Vilnius (Lituanie)
Laugier Fanny, Poitiers (France)
Maire Sabrina, Daillens (Suisse)
Niederhauser Noémi, Lausanne (Suisse)
Nishida Yasuyo, Brno (République Tchèque)
Ritzi-Schauffelberger Kathrin, Kradolf (Suisse)
Romule Ilona, Riga (Lettonie)
Roud Stefania, Collombey (Suisse)
Roux Miranda, Genève (Suisse)
Schulte Kaat, Amsterdam (Pays-Bas)
Smaïli Virginie, Paris (France)
Storey Stef, Penrith-Cumbria (Grande-Bretagne)
Sturm Orsolya, Budapest (Hongrie)
Terrapon Leguizamon Patricia, Genève (Suisse)
Tsang Cheung shing, Hong Kong
Turcsanyi Judit, Budapest (Hongrie)
Van Hoey Ann, Mechelen (Belgique)
Vitrac Candy, Bruxelles (Belgique)
Vukicevic Velimir, Belgrade (Serbie)
Yovkova Ralitsa, Troyan (Bulgarie)
 

  • Cadidats sélections dans la catégorie "hors-concours"/Entries selected but which will not qualify for the prizes

Adzinochanka Yauheni, Grodno (Bélarus)
Baumgartner Frank, Echandens (Suisse)
Benthen Rosemarie, Untertullnerbach (Autriche)
Brkic Iva, Belgrade (Serbie)
Dagens Bernadette, Lyon (France)
Deberly Anne, Paris (France)
Décaillet Sonja, Carouge (Suisse)
Even-Chen Simcha, Rehotov (Israël)
Gabriel Jacky, Carouge (Suisse)
Homère Philippe, Confignon (Suisse)
Johe Agela Anna, Karlsruhe (Allemagne)
Laleman Lut, Dendenmonde (Belgique)
O'Donovan Nuala, Cork (Irlande)
Pachon Rodriguez Martha, Fogano (Italie)
Rollond Tania, Colo Vale (Australie)
Studer Sandra, Berne (Suisse)
Tonnelier Sandrine, Charenton-Le-Pont (France)
Wood Claire, Holmfirth (Grande-Bretagne)
Yeung Jimmy Kwok-yin, Noisy Le Grand (France)

2005: Le vase soliflore

10ème Concours international de céramique - du 24 septembre au 20 novembre 2005

Pour sa 10ème biennale de céramique ce ne sont pas moins de 1095 candidatures en provenance des cinq continents qui ont été examinées.
Un jury international a retenu 58 oeuvres originaires de 45 pays parmi lesquelles il a décerné le 24 septembre trois prix: le Prix de la Ville de Carouge, avec le soutien de la Fondation Alfred et Eugénie Baur, d'une valeur de 10 000 francs suisses, un prix offert par la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique d'une valeur de 2.000 francs, et un prix offert par l'Association céramique suisse d'une valeur de 1000 francs.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 24 septembre au 20 novembre 2005, toutes les créations des candidats sélectionnés ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:

Mieux peut-être que beaucoup d'autres formes d'expression artistique, la céramique est le creuset où se réalise l'alchimie d'un savoir immémorial et d'une esthétique en constante évolution, où s'interpellent, en un dialogue parfois surprenant mais toujours fructueux, le passé et le présent. Que de variations cette année sur le vase soliflore, qui permet de mettre en valeur une pâquerette ou un lys, une jacinthe ou une rose!

Le palmarès:

Prix de la Ville de Carouge 2005: Cornelia TRÖSCH (Suisse), Vase in der Vase

Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique: Lea GEORG (Suisse), Soliflore

Prix de l'Association céramique suisse: Inke LERCH-BRODERSEN (Allemagne), Fruchtform

2003: La cuillère

9ème Concours international de céramique - du 20 septembre au 23 novembre 2003
Organisée pour la neuvième fois, la biennale a suscité l'envoi de 607 dossiers de 48 pays différents, provenant des cinq continents. Un jury international a sélectionné 53 oeuvres originaires de 21 pays parmi lesquelles il a décerné le 20 septembre trois prix: le Prix de la Ville de Carouge, d'une valeur de 10.000 francs, un prix offert par la Fondation Brückner pour la promotion de la céramique d'une valeur de 2.000 francs, et un prix offert par l'Association céramique suisse d'une valeur de 1.000 francs.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 20 septembre au 23 novembre 2003, toutes les créations des candidats sélectionnés ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:
Le thème proposé cette année est la cuillère céramique. La présidente du jury, Jeannine de Haller, a relevé combien la banalité de cet objet cache mal sa dimension symbolique: "La cuillère est l'instrument privilégié des échanges entre la personne et le monde extérieur. C'est par elle que chacun incorpore - met dans son corps - ce monde, pour en tirer à la fois énergie vitale et identité culturelle. [...]De nombreuses expressions populaires en témoignent: "ne pas y aller avec le dos de la cuillère" pour désigner la vivacité, la force ou la véhémence; "en deux coups de cuillère à pot", pour évoquer la rapidité, la détermination; "se serrer la cuillère", pour dire le salut, l'amitié " à ramasser à la petite cuillère" pour qualifier l'épuisement, la déprime; ou encore "être né avec une cuillère d'argent dans la bouche", pour dire la bonne fortune de quelqu'un; et enfin "jouer avec la cuillère du Diable" pour dire que l'on risque très gros. [...] On comprend alors que la cuillère ait souvent été comme détournée de son utilité immédiate pour servir d'image ou de support à d'innombrables créations artistiques, et s'échapper ainsi du quotidien pour rejoindre le sacré."

Le palmarès:
Prix de la Ville de Carouge 2003: Bei LI (République populaire de Chine), Dinner

Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique: Patrice CLOUD (France), Eternel gourmand

Prix de l'Association céramique suisse: Anne TÜRN (Estonie), Spaghetty-catching Spoon

Le jury a souligné la difficulté inhérente au thème qui l'a obligé à choisir sans conviction parmi les pièces sélectionnées.

2001: Le bougeoir

8ème Concours international de céramique - du 22 septembre au 25 novembre 2001

Thème:
Le porteur de lumière
Pour sa 8e édition, le concours présente 50 chandeliers en céramique, sélectionnés parmi les oeuvres de 543 concurrents du monde entier. Un jury international a attribué trois prix: le Prix de la Ville de Carouge, d'une valeur de 10.000 francs suisses, un prix offert par la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique d'une valeur de 2.000 francs, et un prix offert par l'Association céramique suisse d'une valeur de 1.000 francs.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 22 septembre au 25 novembre 2001, toutes les créations des candidats sélectionnés ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:
Pour nos ancêtres, la bougie et son support étaient avant tout d'un objet utilitaire. Mais sa force éclairante ne pouvait échapper à une symbolisation.
Aujourd'hui la lueur d'une bougie revêt une autre dimension. Dans les fêtes, la lumière tamisée d'une bougie se prête mieux aux confidences qu'un tube néon. Quant à l'aspect religieux, le symbolisme s'est enrichi d'autres éléments innovateurs et mêmes contradictoires. La bougie représente la force divine qui vainc les ténèbres, mais aussi la fragilité de la vie et de la prière humaine que le moindre souffle peut éteindre. Elle demande donc protection.
C'est sur cet arrière-plan que les céramistes ont présenté le fruit de ce qu'un chandelier pouvait leur inspirer. Le résultat a été éclatant, ce d'autant plus que certaines créations reposaient manifestement sur des traditions culturelles fort éloignées des nôtres.

Le palmarès:
Prix de la Ville de Carouge 2001: Pauline WIERTZ (Pays-Bas), sans titre

Prix de la Fondation Bruckner pour la promotion de la céramique: Jo JACOBS (Belgique), Lasting impression

Prix de l'Association céramique suisse: Toon THIJS (Belgique), Le porteur de lumière

1999: La théière

7ème Concours international de céramique - du 2 octobre au 5 décembre 1999

Parmi les 441 théières en provenance de 42 pays dont les photographies ont été soumises au jury de la 7e biennale internationale de céramique de Carouge, celles qui présentaient une recherche décorative ont été généralement préférées à celles qui privilégiaient la forme pure.
Le jury a été chargé de décerner pour 1999 trois prix: le Prix de la Ville de Carouge (d'une valeur de 7.500 francs), un Prix offert par l'Association des céramistes suisses, organe représentatif de la création céramique dans notre pays et un Prix offert par Betjeman and Barton, succursale carougeoise de la célèbre maison de thé fondée à Paris en 1919.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 2 octobre au 5 décembre 1999, les 48 théières sélectionnées ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:
Apparu en Chine il y a plus de deux mille ans, le thé deviendra un breuvage prisé sous la dynastie des Tang (618-907), lorsqu'il sera célébré par le poète Lu Yu (733-804) dans son œuvre Cha King. Dès lors, considéré plus comme un désaltérant agréable que comme une potion médicinale, le thé s'apprécie de plus en plus. Sous la dynastie des Ming (1368-1644), une petite révolution intervient dans la consommation du thé: on le prépare désormais en infusion, ce qui implique l'usage de la théière. Au Japon, il devient une boisson "philosophique" destinée à élever l'esprit et à favoriser la méditation zen. Un cérémonial accompagnera même sa consommation, codifié dès le XVIe siècle et encore pratiqué de nos jours.

Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que le thé arrive en Europe, dans les soutes des navires hollandais de la Compagnie des Indes orientales. La cour d'Angleterre puis celle du Roi Soleil sont conquises, et l'aristocratie en fait sa boisson favorite. Thomas Twining ouvre à Londres le premier salon de thé en 1706. Vers 1830, aux Indes, le général Llyod met la main sur les jardins de thé à Darjeeling et James Taylor installe un comptoir de thé à Ceylan. C'est l'époque où la duchesse de Bedford met à la mode l'afternoon-tea, petit rituel de la tasse de thé prise à cinq heures qui deviendra l'un des piliers de la vie quotidienne britannique.
Les premières théières parvenues en Europe au XVIIe siècle, importées de Chine, sont petites et de forme arrondie. Copiées, améliorées, elles deviennent toujours plus élégantes. Avec l'âge d'or du thé, au XIXe siècle, profitant de cet engouement, les manufactures anglaises se mettent à produire quantité de services à thé, bientôt suivies par toutes les manufactures européennes.

En cette fin de XXe siècle, le design a imposé aux théières un style plus dépouillé et l'usage de matières comme l'acier ou le verre. De leur côté, les céramistes débordent d'inventivité, et ils redoublent d'imagination pour décorer des œuvres dont la forme n'est pas figée.

Le palmarès:

Prix de la Ville de Carouge 1999: Maurizio FERRARI (Suisse), Théière

Prix de l'Association des céramistes suisses: Isidoro DAL COL (Italie), Théière

Prix Betjeman and Barton: Anita MILBRETA (Lettonie), Théière

1997: Le jeu d’échec

6ème Concours international de céramique - du 27 septembre au 23 novembre

Poursuivant sa politique d’encouragement en faveur de la céramique, la Ville de Carouge organise pour la sixième fois une biennale internationale de céramique. Après le plat décoré (1987), le bijou céramique (1989), le flacon céramique (1991), le cendrier (1993) et le Carreau (1995), le thème pour 1997 est le jeu d'échecs céramique. Il est doté du Prix de la Ville de Carouge, d’une valeur de 7.500 francs, et de prix offerts par la Papeterie Brachard, l’Association des céramistes suisses et le magasin Le Joueur. Le jury a retenu 38 envois parmi les 303 dossiers qui lui ont été soumis en provenance des cinq continents.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 27 septembre au 23 novembre 1997, toutes les créations des candidats sélectionnés ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:
Art de la guerre originaire de la Perse, du Moyen Age au XVIIIe siècle, les échecs, alors jeu de cour par excellence et apprécié pour ses qualités intellectuelles, sont l’apanage des milieux aristocratiques et du clergé. Une première démocratisation s'opère avec la Révolution française. Le jeu d'échecs se voit déplacé des intérieurs nobles dans les cafés des grandes villes où se rencontrent passionnés du jeu, écrivains, artistes et la nouvelle bourgeoisie. Des cafés aux clubs, le jeu d'échecs connaît au XIXe siècle un succès effervescent. Des associations voient rapidement le jour et les tournois d'échecs professionnels se succèdent à Londres, Paris, Zürich, Berlin et La Haye, devenus les centres principaux. Parmi les nombreux personnages qui ont contribué au développement du jeu sur le plan international, citons Howard Staunton (1810-1874), réputé pour ses activités d'écrivain et son journalisme engagé face aux échecs. Aussi les pièces d'échecs dites «Staunton» sont-elles devenues une norme dans les compétitions aujourd'hui.

Les pièces du jeu d'échecs connaissent à travers les siècles formes et matières diverses. Le nombre de pièces reste inchangé et l'échiquier, d'abord en soie, s'impose en bois dès son introduction en Europe par l'Espagne vers 1010. Les règles actuelles du jeu se définissent à la fin du XVe siècle. Selon leur destination sociale, les figures sont réalisées dans des matériaux nobles, tels les pierres précieuses, l'ivoire, le cristal de roche, l'ébène, le verre, la porcelaine, la faïence, et dans d'autres plus pauvres. Chaque époque apportant ses variations propres, on peut toutefois retenir deux tendances: depuis la fin du XVe siècle jusqu'au début du XXe siècle, les formes sont composées d'un socle et d'une tête symbolique ou, plus fantaisistes, elles adoptent une apparence humaine. Au XXe siècle le jeu d'échecs connaît un nouvel essor dans les années vingt et trente avec notamment de nouveaux projets conçus au Bauhaus qui influencent encore des réalisations contemporaines.

Notre siècle ne connaît pas moins d'artistes passionnés du jeu d'échecs. Pensons à Marcel Duchamp, grand joueur, dont les peintures ont pour thème favori les échecs et qui, de même que son ami Man Ray, conçut de nouveaux jeux. Max Ernst développa également une nouvelle série de figures.

De nos jours les créations autour du jeu d'échecs ne manquent pas d'originalité. Un examen des nombreux dossiers venus du monde entier pour ce concours l'atteste. De la figuration à l'abstraction, de la tradition à l'audace, de l'humour à l'ironie, les pièces du jeu d'échecs sont également des témoignages culturels et artistiques de notre temps.

Le palmarès:
Prix de la Ville de Carouge 1997:Byung Joo SUH (Corée), Cavalier, roi, pion

Prix de l'Association des céramistes suisses: Velimir VUKICEVIC (Serbie), Pion, roi, fou

Prix de la Papeterie Brachard:Ulrike STREMPEL (Allemagne), Pion, roi, reine


Prix du Magasin Le Joueur: Guus ZUIDERWIJK (Pays-Bas), Pion, roi, cavalier

1995: Le carreau

5ème Concours international de céramique

Organisée pour la cinquième fois, la biennale a suscité l'envoi de 197 dossiers de 18 pays différents, provenant des cinq continents. Un jury international a sélectionné 19 oeuvres parmi lesquelles il a décerné trois prix: le Prix de la Ville de Carouge, un prix offert par la Papeterie Brachard et un prix offert par l'Association des céramistes suisses.
Lors de l'exposition qui s'est tenue au Musée de Carouge du 31 août au 29 octobre 1995, toutes les créations des candidats sélectionnés ont été exposées. Ces oeuvres sont toutes reproduites dans le catalogue de l'exposition.

Le thème:
Pour sa cinquième biennale de céramique, la Ville de Carouge a retenu un thème de décor (la calligraphie) appliqué à un support (le carreau) fort répandu l'époque où la faïencerie de Carouge était à son apogée. En effet, de nombreux panneaux de céramique décorés sortirent de la manufacture carougeoise entre 1895 et le début de la première guerre mondiale, en particulier grâce au peintre Jules Chérelle (1860-1916), auteur de multiples panneaux ornés d'opulents bouquets de fleurs, qu'on trouve aussi bien à la devanture de magasins (graineterie au 86 de la rue Ancienne à Carouge) que dans les couloirs d'une école (groupe scolaire des Pervenches à Carouge).
De nos jours, le motif floral n'ayant plus guère la faveur des artistes céramistes, il nous a paru plus stimulant de proposer un décor qui permette l'expression de la créativité. La calligraphie, de l'Orient à l'Occident, a souvent été utilisée en céramique, et l'on se réjouira d'apprendre qu'elle a inspiré 197 artistes en provenance de 18 pays. Les membres du jury de ce concours ont eu à coeur de faire une sélection en toute impartialité. Ils n'ont finalement retenu que 19 pièces. D'aucuns jugeront ce choix sévère, mais le jury a souhaité donner ainsi un encouragement à l'originalité et à la qualité esthétique, tout en proposant une synthèse des tendances exprimées par les oeuvres qui lui ont été soumises.

Le palmarès:
Prix de la Ville de Carouge 1995:Roland SUMMER (Autriche), Nowhere/Now here

Prix de l'Association des céramistes suisses: Marie-José BLANQUET (Suisse), sans titre

Prix de la Papeterie BRACHARD: Bernadette BAUMGARTNER (Suisse), Liebesweisheit

Outre les trois prix officiels, le jury a souhaité récompenser deux oeuvre supplémentaires:
Mention du jury: Christina WIESE (Autriche)
Mention du jury: Danica ZBONTAS (Slovénie)